Pour de vrai
Comme ils sont étranges ces jours où la joie de vivre est programmée dans les calendriers !
Je ne vous souhaite pas bonne année comme tout le monde, par automatisme, non, la bonne année, elle commence chaque jour qui s’annonce.
Elle nous appartient déjà dans l’ouverture à sa réalisation au présent, elle est issue de la première pensée éclose sur la page blanche de notre journée.
Cela ne peut pas être une promesse tirée de l’éphémère pour l'année à venir, quand bien même « le système » et sa doxa nous invite à y croire tout en nous fermant la porte à nos propres sentiments et potentiels de réalisations !
Comme beaucoup des traditions diverses et variées, qu'elles soient détournées de leurs sens premiers ou inventées et issues du glorieux panel du « système », celle du NOUVEL AN ENLUMINÉE DE SES VŒUX, n’échappe pas à l’emprise illusionniste. Et tel un placebo, l’espoir que nous sommes alors en mesure de formuler pour l’avènement d’un monde meilleur ne sert bien trop souvent qu’à cacher notre dé-responsabilité individuelle, mais aussi collective persistante et organisée face à l’adversité qui nous assaille.
L’expression de ces « bons vœux » ne fabrique pas en soi le meilleur ni ne nous protège du pire, mais elle nous fait « croire » à plus légitime et plus fort que soi-même et renforce notre docilité, voir notre soumission. Elle nous propulse dans le dogme de la croyance nous faisant oublier un temps nos peurs maladives et congénitales. Ainsi après la trêve des bons moments, nous retournons bien vite et automatiquement à nos petites vies sans que rien puisse changer vraiment. Au contraire, pour beaucoup, c'est une déception affligeante et contraignante qui s'installe dans la routine et va engendrer jusqu’à la peur de vivre, minant odieusement et insidieusement notre avenir.
On pourrait donc une fois de plus, à charge contre cette humanité qui est la nôtre, considérer cette tradition comme faisant partie des mœurs d'une dissonance cognitive, programmée et savamment orchestrée par le "système". En y prenant garde, pouvons-nous tout de même en déduire et entrevoir que notre pensée elle-même est manipulée et minée ?
Chaque pas dans la conscience devient alors un acte de résistance.
Rien n'empêchera la vie de s'exprimer, et je vous souhaite donc de passer outre la morosité, de garder le sourire, de rire, de multiplier l'effervescence au NATUREL comme ligne de mire pour que la vie en s'exerçant à travers chacun de nous conserve TOUT SON SENS et SON PÉTILLANT. N’oublions pas que TOUT PASSE et que toutes les occasions sont bonnes malgré tout, pour tenter de rayonner la joie et l'amour si notre souhait est d'améliorer notre sort qui est aussi celui du monde.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
nous ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert… l’Humilité.Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir-vivre.
Kim Mac Millen