Oser un monde meilleur

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Valoriser la sobriété, l'altruisme, la solidarité, le partage, la justesse, le plaisir de donner...

C'est une autre importance à notre portée que celle imposée à l'extérieur par le modernisme pathologique et le laisser faire de nos égos dans nos sociétés occidentales. Et les intelligences artificielles accélèrent ce processus. Si nous ne voulons pas que l'homme disparaisse et/ou devienne coquille vide, sans âme, la seule résistance possible est d'entrer en connaissance de soi-même par une « pratique » spirituelle régulière, alors ce nouvel homme que chacun espère en lui, cet homme meilleur, augmenté intérieurement par sa conscience d'être, des autres et du monde, imprégné d'ordre, de justesse et en paix, ce nouvel Homme inspiré, ne pourra pas détruire l'harmonie et la vie sur terre.

Pour que la société change, l'homme doit se remettre gravement en question. 

Un chemin vers la conscience

La rencontre du meilleur de soi est un chemin capable de compenser les manques extérieurs. (rendant les pertes extérieures illusoires)
Le meilleur de soi comme rempart contre l’inutile,
Le meilleur de soi se guérit  de l’obsession de l’inutile, du piège de l’inutile.

Oser un monde meilleur

Pourquoi est-il nécessaire d’encrer sa vie dans une démarche spirituelle la plus ordinaire ?
Parce qu’en regard de l’actualité, c’est prendre conscience de la réalité et de notre évidente responsabilité.
En quoi un chemin spirituel est porteur de solution de paix et de justice durable ?
Parce que c’est un processus de découverte expérimentale, indépendante de toute croyance, religion ou dogme. Elle invite à découvrir qui on est et à pratiquer le juste dans toutes nos relations.

Chaque expérience est un enseignement vivant. C’est percevoir ce qui est juste pour soi, découvrir notre propre vérité.

  • Tout passe par le corps, support de toutes émotions et sentiments.

L’ego, aujourd’hui en occident est devenu pathologique, il n'a plus aucune conscience de ce qu’il FAIT ni aucune conscience de ce qu’il EST. Sa folie est une auto-destruction programmée asservissant et détruisant son propre environnement.

Seul un chemin spirituel forgé dans l’ordinaire de notre vie de tous les jours, nous apprend à être meilleur et à soudain ouvrir des yeux différents sur le monde qui nous entoure. Cet homme meilleur et plein d’amour pour lui-même ne pourra plus faire le mal sur terre.

« Ce n’est pas un signe de bonne santé d’être bien adapté à une société profondément malade » Krishnamurti 

« La véritable méditation est la forme la plus élevée de l'intelligence. Il ne s'agit pas de s'asseoir les jambes croisées dans un coin, les yeux fermés, de se tenir sur la tête ou quoi que ce soit d'autre que vous fassiez. Méditer, c'est être totalement conscient pendant que vous marchez, que vous prenez le bus, que vous travaillez à votre bureau ou dans votre cuisine — être totalement conscient des mots que vous utilisez, des gestes que vous faites, de votre façon de parler, de votre manière de manger et de la façon dont vous bousculez les gens. Être conscient, sans choix*, de tout ce qui vous entoure et de tout ce qui est en vous, c'est cela la méditation. »
Jiddu Krishnamurti
Talk 8, Saanen, 21 July 1963
* « Être conscient, sans choix » (Choiceless awareness) : C'est le concept clé de sa philosophie. Il s'agit d'observer ses pensées et ses actes sans les juger, sans essayer de les modifier, simplement en les voyant tels qu'ils sont.


Dans un dialogue seul, le silence est la première étape de la communication.

Il faut entrer dans une dynamique de « je » et de « tu », comme on parle à un ami. Cette relation repose sur un échange, sur un dialogue, sur un colloque. Il s’agit de dialoguer, de ne pas avoir peur de parler. C’est ce qu’on appelle l’oraison. Parler à Dieu, s’adresser à lui l’interpeller, se laisser conduire par lui. Il s’agit d’adorer Dieu, de se tourner vers lui, de le reconnaître comme le Seigneur de notre vie et de notre existence.
Il y a une première foi en SOI qui s’appelle Être inspiré par soi-même et qui sert à s'apaiser avec notre passé. Une foi qui apprivoise et fait grandir le petit en soi.
Être inspiré, c'est d’abord Croire en SOI.
Avec le silence, matière et esprit ne sont pas séparés. La porte s’ouvre sur la découverte d'une profondeur spirituelle permettant une meilleure connaissance de soi passant par le corps et l’éveil de notre sensibilité.

Dans le sermon sur la montagne, Jésus a prédit ce que peu de gens ont compris à ce jour. Il a dit « Heureux les humbles, car ils hériteront de la Terre. » Qui sont les humbles et que veut dire l’expression « ils hériteront de la Terre » ?

Les humbles sont les gens dénués d’ego, (entendons, qui ont rangé l’ego à sa juste place) ceux qui se sont éveillés à la nature essentielle de leur conscience et qui reconnaissent cette essence chez toutes les autres formes de vie. Ils vivent dans une attitude de lâcher-prise et sentent qu’ils ne font qu’un avec le Tout et la Source de toutes choses. Ils incarnent la conscience éveillée qui se manifeste dans tous les aspects de la vie sur notre planète, y compris celui de la nature, puisque la vie sur Terre est indissociable de la conscience humaine qui la perçoit et interagit avec elle. C’est dans ce sens que les humbles hériteront de la Terre.

Une nouvelle espèce est sur le point de voir le jour sur cette planète. Elle est possiblement sur le point de voir le jour maintenant. Cette nouvelle espèce, c’est nous !

On tourne en dérision la simplicité du juste. "La fausse sagesse de ce monde" consiste à dissimuler le cœur sous des artifices, à voiler la pensée par des paroles inappropriées, à montrer comme vrai ce qui est faux, et à prouver la fausseté de ce qui est vrai. Au contraire, la SAGESSE DES JUSTES consiste à ne rien inventer pour se faire valoir, à livrer sa pensée dans ses paroles, à aimer la vérité comme elle est, à fuir la fausseté, à faire le bien gratuitement, à préférer supporter le mal plutôt que de le faire, à ne jamais chercher à se venger d'une offense, à considérer comme un bénéfice l'insulte qu'on reçoit pour la vérité. Mais c'est précisément cette simplicité des justes qui est tournée en dérision, car "les faux sages de ce monde" croient que la pureté est une sottise. Tout ce qui se fait avec intégrité, ils le considèrent évidemment comme absurde ; tout ce que la Vérité approuve dans la conduite des hommes apparaît une sottise à "la sagesse charnelle". Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 
Jiddu Krishnamurti

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