Modernité aveugle

Rédigé par spirit Aucun commentaire
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Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes dans la faillite accélérée d’une modernité aveugle d’elle-même.

Confrontés aux douleurs de notre vie ordinaire, nous cherchons sans cesse les responsables en dehors de nous-même pour ne jamais regarder notre propre responsabilité face aux évènements que nous produisons et subissons machinalement.

Porter des accusations à l’extérieur ou attendre des autres ou des gouvernants « qu’ils règlent le problème », est un processus de désengagement, un faux espoir qui voudrait nous dédouaner de notre propre responsabilité envers le gâchis du monde et de la nature, que nous engendrons malgré tout par notre désinvolture.

Malheureusement, avec cette idée de se désintéresser du problème, la division de la société entre coupables et victimes, et les représailles qui s’ensuivent, est le pire des scenarios pour la suite de notre histoire, car rien de bon ne peut naître dans le conflit.
N’avons-nous pas à nous ressaisir, et simplement nous responsabiliser dans un rôle et une attitude étique simplement respectueuse de la vie, cette vie qui coule en nous ?

En regard de ce monde créé et porté par la loi universelle d’harmonie qui gère la nature entière, où le merveilleux côtoie le naturel, où l’ordinaire côtoie l’abjecte, quelle responsabilité d’humain avons-nous vraiment envers cette nature et l’énergie de vie qui la constitue ?
Cette loi universelle d’harmonie qui gouverne la vie dans son ensemble, notre vie, n’est pas d’origine humaine. Et pourtant, en tant qu’humain dans son « expression suprême » découlant de cette loi naturelle, de passage dans ce monde qui l’a vu naître, nous sommes capables de l’ignorer, de la transgresser et d’en perturber l’évolution à notre guise.

Dans nos sociétés modernes, l’égo de l’homme est devenu pathologique et un danger pour l’homme et son devenir, un danger pour l’espèce humaine et ce qui l’entoure. Tout est toujours et irrémédiablement lié et la vie sur la planète en est donc sévèrement menacée. Ce même « homme évolué » est cependant le seul porteur de l’avenir de l’humanité et tout  désigné par la création pour décider de la suite de la vie sur terre. Mais pour que cette évolution souhaitée se produise en respect et en accord avec la loi universelle d’harmonie, cet homme ne va-t-il pas devoir sans tarder se remettre profondément en question dans la manière de conduire sa vie ?

Dépasser le pire en lui-même et la capacité à se détruire, pour rejoindre le meilleur en lui-même qui seul sera capable de sauver la vie sur terre. Se ressusciter intérieurement au-dessus de sa condition précédente, plutôt qu’à vouloir toujours plus sans se soucier des conséquences, chercher à Être mieux dans le respect des autres et du monde, comme fruit de sa compassion et responsabilité envers ce qui l’entoure et dont il est tributaire.

« Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde – Gandi - »

Parce qu’en fin de compte, la source de nos problèmes, c'est nous-mêmes et la manière dont nous abordons les choses de la vie.

Cette évolution attendue par la vie et dont la terre a tant besoin ne se fera pas sans un vrai ressourcement et renversement intérieur de chacun, à travers l’instauration et la conduite d’une vraie responsabilité individuelle, une vraie prise de conscience spirituelle. Qui suis-je moi ? Quelle est ma responsabilité de tous les jours à l’égard de ce qui m’entoure dans la vie ? Quel dépassement à mon échelle individuelle puis-je accomplir dans mon fond intérieur pour que la vie soit respectée et puisse durer sur cette planète qui m’héberge ?

L’homme conscient de lui-même et de sa place dans ce monde ne peut pas salir et détruire la terre qui le porte. Il ne peut pas faire de mal, ni à lui-même, ni autour de lui à la création. L’homme conscient de lui-même est profondément « écologique » dans le réel sens du terme, et reconnaissant.

Avec discernement, ses actes sont en accord avec la source de vie. Mais cette conscience reliée à l’unité n’est pas encore spontanément acquise, elle reste à conquérir au demeurant par chacun de nous, et c’est le propre de tout chemin spirituel que de nous montrer cette route vers la sagesse active, car le monde a grand besoin de sagesse.

Tout « homme » engagé dans une recherche du meilleur de lui-même est à l’heure de ce réveil évolutif qui le sauvera et sauvera possiblement la vie sur terre. Aujourd’hui, AGIR pour la planète et éviter le pire c’est immanquablement oser tenter d’accomplir en soi le meilleur de l’homme. On ne sauvera pas la planète sans d’abord sauver l’homme lui-même, par lui-même.

Le plus petit geste que je puisse faire pour la sauvegarde de la planète est de me placer d’abord dans les conditions où je puisse rencontrer ma propre harmonie intérieure, alors mes agissements extérieurs ont toutes les chances d’être en symbiose avec la loi universelle d’harmonie et avec ce nouveau terreau, nous est offert une garantie pour l’avenir.

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