La présence
L’intelligence spirituelle, ou comment se connecter dans la présence, à une dimension silencieuse où rien ne se perd, mais tout se transforme.
Le silence est la première étape de la communication.
S’arrêter pour contempler
L’intelligence spirituelle désigne la forme de contemplation active qui nous permet de nous éveiller, de vivre et de profiter du moment présent. Toutefois, on est peu habitué à entrer en contact avec cette dimension de notre intelligence, car, happé par le tumulte de la vie quotidienne, on a tendance à laisser les choses spirituelles pour la messe du dimanche !
Le décalage entre le désir sincère de se connecter à notre intérieur et la réalité de notre existence, parfois si monotone, peut nous paraître insurmontable. Or l’intelligence spirituelle nous permet de commencer à poser un autre regard sur la vie, à oser croire quand il ne nous est pas possible de voir.
Comme le disait Saint Augustin : « La foi consiste à croire ce qu’on ne voit pas, et la récompense de cette même foi est de voir ce qu’on croit. »
Il faut donc s’arrêter pour contempler, pour commencer à percevoir, pour se recentrer sur le chemin, et non sur l’arrivée. De cette manière, on peut remarquer et sentir de nouvelles choses. L’ouverture et l’attention dépendent donc de nous, de la qualité de présence à soi-même, tout comme les différentes étapes de l’éveil spirituel.
Dans un monde d'agitation permanente, le silence nous ramène à l'essentiel.
L’aboutissement d’une spiritualité conduite avec intelligence, c'est d’accomplir pleinement un état d’Être intérieur en adéquation avec l’intelligence harmonique source du Vivant.
LE SILENCE CONSTRUCTEUR
Tomber en amour avec soi-même ce n’est pas être séparé des autres, c’est être déjà dans l’Unité.
Nous avons créé une société de divertissement qui nous distrait en permanence. Dans ce monde illusoire et de mensonges, il est difficile, voire impossible, si on n'y prend pas garde, de vivre simplement la réalité, notre RÉALITÉ.
Ce qui manque le plus à notre vie d’aujourd’hui c’est de SENTIR le manque, dans l’intensité immédiate surgit de l’intérieur de notre être premier, du vivant de nos entrailles.
VOIR notre mal-être en cours, la douleur et l’insatisfaction présente qui découle d’une situation donnée est une porte d’entrée salutaire. C'est s'engager dans une voie de découverte et d’apprentissage pour cheminer vers un meilleur de nous-même rétablissant ainsi notre rayonnement intérieur.
« Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. » Psaume 139
Une nouvelle façon de marcher sur terre : la présence à soi !
Nous avons perdu le sens profond de notre existence, nous consommons n’importe quoi, guidé par un conditionnement pulsionnel savamment orchestré par un système matérialiste qui a tout intérêt à ce non-sens. Nous tentons d’exister pour à peine se sentir important. L’être humain moderne se fait croire qu’il est heureux en se concentrant sur l’accessoire, l’artificiel, le superflu et ça lui fait oublier l’essentiel. Acquérir pour tenter d’être heureux et ensuite poubelle ! Et acheter à nouveau un petit bout de bonheur extérieur éphémère pour tenir le coup jusqu’à ce que l’on meure...
LE SILENCE EST CONSTRUCTEUR.
Dans le silence de mes entrailles
JE SUIS LA RÉPONSE QUE JE CHERCHE.
Notre monde est fractal.
Nous sommes CONSTRUCTEURS DE NOUS-MÊME
à l’intérieur seul, l’Esprit est en moi, il s’invite dans le silence,
pour m’inspirer le meilleur,
il est émanation du Vivant, la Vie qui crée la vie,
qui rayonne et s’exprime par la joie, l’amour, le don de soi,
et ensemble, nous sommes Esprits incarnés,
quo-responsables des situations que nous attirons à l’extérieur.
Notre pensée agit sur la matière.
Notre attention dirige l’énergie.
La présence est amour,
le champ d'observation dans lequel "je suis".
La spiritualité n’est rien d’autre que la source de la matière qui se déploie.
Croire en soi agit sur soi.
Au fond de nous, L’AMOUR SAIT ce qui est bon,
et ce que nous voulons vraiment.
Mais les scories du mental compliquent les choses et la peur de TOUCHER LA SOURCE CRÉATRICE en soi nous déplace dans la paresse d’y arriver.
TOUT CHEMIN DE VIE PASSE PAR L’AMOUR,
TOUT CHEMIN DE VIE EST GUIDÉ PAR L’AMOUR.
Tout est porte ou obstacle, notre intention est le guide.
Il ne peut pas y avoir de chemin de vie équilibré s’il n’y a pas d’abord l’amour de soi, puis des autres, de la nature… qui sont interdépendants dans l’être humain et la connaissance qu’il a de lui-même.
L’étique d’une vie basée sur le respect de soi, des autres et du monde vont chercher sans relâche à se connaître pour CONSTRUIRE brique par brique, l’espace inspiré servant le nouveau.
Tester, expérimenter, s’explorer, pour FAIRE L’EXPÉRIENCE DE L’ÊTRE NOUVEAU, DE L’UNITÉ EN SOI.
Toujours, cela pousse à s’aimer sans fard et à d’abord croire en soi, et dès que l’on est vrai, nous sommes touchés par la grâce, tout prend sens et cela devient une force universelle.
Le corps est l’instrument que saisit la conscience pour explorer la matière. Mon corps à l’écoute répond à mon fond intérieur et dans cette unité inspirée, LE BONHEUR D’ÊTRE EST CRÉATEUR.
Pour être heureux, il ne faut cependant pas avoir besoin d’imposer quoi que ce soit ni de chercher à avoir raison, mais plutôt continuer à apprendre, rester sur LE CHEMIN DE L’HUMILITÉ, C’EST LA VOIE DE L’AMOUR VAINQUEUR.
En dehors de l’amour tout n’est qu’illusion. NOUS AVONS LE CHOIX ENTRE AMOUR ET ILLUSION, UNITÉ ET SÉPARATION. Tout est possible.
Dieu nous a créé à son image, c’est dire le pouvoir et la puissance qu’il a mise dans nos mains. Sans cette conscience-là, nous sommes dans la tiédeur et sans force.
Le chemin de la foi commence avec le chemin vers soi, c’est se laisser toucher par l’invisible, son invisible, sentir l’invisible non séparé du visible, unir le ciel et la terre en soi. Alors, ce qui va construire l'avenir de l’Homme c'est de vivre authentiquement le présent dans la lumière de ce rapprochement.
« Passer de l'opinion à la perception,
de l'imagination au fait,
de l'illusion à la réalité,
de ce qui n'est pas à ce qui est,
voilà le cheminement. »
Swami Prajnanpad.
Le silence n’est pas un puits noir sans fond où l’on se perd, LE SILENCE EST LE LIEN BIENVEILLANT conduisant à la source infinie des lumières jaillissantes de notre présent.
La méditation participe du silence, elle est attention pure. De toute chose, elle réveille des images en nous, produisant d’elles-mêmes une activité de contemplation.
Mettre en mot ce qui manque à notre vie aujourd’hui, l’endroit de notre vie que nous souhaitons améliorer, purifier, c'est éviter les maux d'une vie fade et perturbée. Trouver le manque essentiel. Qu’allons-nous en faire ? Quelle décision allons-nous prendre pour améliorer notre vie ? Cette quête de tous les instants est de chercher à mettre en lumière le sens de notre utilité sur terre.
Le non-sens fait de nous des êtres séparés, limités et enchaînés à la matière.
Le silence constructeur n’est pas la finalité et le but, c’est le chemin, le LIEN essentiel permettant l’accès à l’inconnaissable, l’unité profonde, ne plus se sentir séparé. Il est la prémisse au lâcher prise, à une question, à l’inspiration qui vient afin que la création s’accomplisse dans l’unité matière-lumière. « Que ta volonté soit faite ». C’est la condition d’un processus de retournement intérieur où le « Moi » peut être délivré de toute souffrance.
Est-ce que maintenant, je peux décider d’être ce LIEN ?
Cheminer sur le territoire de l’homme inspiré : le ici et maintenant des premières secondes attentives.
- Expérimenter le silence et l’immobilité pour gravir les étapes de notre intériorité, pour appréhender qui nous sommes, l’unité profonde en nous.
Ouverture du cœur.
Le silence : le pont vers l’inspiration, ce qui répond le mieux à mes problèmes.
- Stimulation du Voir : un dialogue intérieur sincère m’aide à la découverte du SENS de mes petites souffrances personnelles et, sans jugement, me permet l’expérience en vérité d’un meilleur de moi-même rééquilibrant l’instant.
On ne sauvera pas la vie sur terre sans sauver l’homme lui-même par lui-même. Le plus petit geste que je puisse faire dans ce sens est de me placer d’abord dans les conditions avec lesquelles je puisse rencontrer ma propre harmonie intérieure, alors mes agissements extérieurs s’accorderont en symbiose avec la loi universelle d’harmonie.
« Pour entendre les mots et donner sens aux images qui nous arrivent de notre monde intérieur invisible, il faut s’extraire du bruit et de l’agitation, alors attentif et en conscience, la co-naissance de soi-même devient possible et agissante. »
Ce qui manque à l’humanité d’aujourd’hui, c’est la motivation. Aux prises d’un monde factice, antinaturel, l’on peut comprendre pourquoi il en est ainsi, pourquoi l’on ne nous a pas entraînés à éveiller notre esprit et bien conduire notre vie, mais au contraire à toujours plus nous endormir pour nous pousser dans des labyrinthites de perdition...
« Soyez dans le monde sans être de ce monde. »
En Jean chapitre 17, Jésus prie Dieu à notre sujet en disant ceci :
Jean 17.15-18.
Qu’est-ce que ça veut dire « être dans le monde sans être du monde » ?
C’est tout simplement choisir ce qui va être la référence de ma vie, ce qui va influencer ma manière de penser le monde, ma manière d’être et de faire. Est-ce que c’est les autres ? Ou est-ce que c’est
Dieu ?
Grandir à travers l’attitude existentielle qui s’appelle la foi est nécessaire pour être conscient de ce qui se choisit en moi instant après instant.
SENTIR et m’ouvrir au cœur du vivant (une ouverture qui n’évite pas la confrontation) ou m’anesthésier et m’éteindre dans la peur de souffrir. L’essentiel de ma liberté est à l’endroit où s’élargit l’espace de mon inspiration. C’est un authentique choix que d’accepter de sentir l’ici et maintenant. Chaque ressenti dans la présence est souffle du divin, porte de l’amour divin.
« Même pour le simple envol d'un papillon, tout le ciel est nécessaire. »