Éloge du silence
Sommes-nous responsables de notre vie ?
En quoi sommes-nous la cause inconsciente de ce qui nous arrive ?
Comment nos pensées, nos croyances et nos conditionnements peuvent-elles avoir le moindre effet sur la réalité ?
Qu’est-ce que le silence, habiter dans le silence, et pourquoi l’insérer dans notre existence ?
- Une articulation entre le monde du mensonge et le monde de la vérité, libre du passé.
- Une nouvelle manie, vivifiante, permettant d’apprendre la patience et d’aiguiser la présence à soi, face à la tentation de nos sempiternelles habitudes que sont nos comportements chroniques désordonnés.
- L’expérience du silence nous fait nous élever au-dessus de notre condition ordinaire.
- Il nous entraîne à côtoyer le meilleur de nous-même.
- Il freine la pensée et questionne le sens.
- Il a la fonction intrinsèque de développer notre capacité intuitive.
- Dans l’introspection intérieure ce qui fait silence, c'est l’arrêt du bavardage sur chacune de nos pensées.
- Dans l’expérience du dialogue "avec ce qui sait en chacun de nous" le silence est l’ingrédient central.
- Il est un attribut principal de la dimension spirituelle, permettant une expérience humaine de maturité de plan de conscience, de l’ego à « Je Suis ».
Ce silence qui est là depuis toujours,
ce silence d’où nous venons
et où nous retournons
immanquablement.
Un espace de présence
qui s’ouvre avec l’acceptation,
de ce qui Est
dans l’amour.
Pure conscience qui peut tout accueillir,
d’où surgit le souffle divin,
la Source remplie de tous les possibles.
Par le silence, Vivre plus lentement,
plus simplement pour prendre sa vraie place.
Espace paisible et silencieux,
en équilibre
dans la joie d’Exister et d’Être uniquement.
[1ᵉʳ décembre 2012]
Le silence, première étape de la communication
« Nous, les Indiens, sommes au courant du silence. Nous n'en avons pas peur. En fait, pour nous le silence est plus puissant que les mots. Nos aînés ont été formés dans les voies du silence, et ils nous ont remis cette connaissance. Observez, écoutez, et agir, ils nous le disent. C’était la façon de vivre.
Avec vous c'est juste le contraire. Vous apprenez en parlant. Vous récompensez les enfants qui parlent le plus à l'école. Dans vos fêtes, vous essayez tous de parler en même temps. Dans votre travail, vous avez toujours des réunions dans lesquelles tout le monde interrompt tout le monde et tous parlent cinq, dix ou cent fois. Et vous appelez ça résoudre un problème. Quand vous êtes dans une pièce et qu’il y a le silence, vous devenez nerveux. Vous devez remplir l’espace avec des sons. Alors, vous parlez obligatoirement, même avant de savoir ce que vous allez dire.
Les blancs aiment discuter. Ils ne permettent même pas à l'autre personne de finir une phrase. Ils interrompent toujours. Pour nous les Indiens ça ressemble à des mauvaises manières ou même à la stupidité. Si vous commencez à parler, nous n’allons pas vous interrompre. Nous allons écouter. Peut-être que nous allons nous abaisser à écouter si nous n’aimons pas ce que vous dites, mais nous n’allons pas vous interrompre.
— Quand tu auras fini de parler, je vais me décider à propos de ce que tu as dit, mais je ne te dirai pas que je ne suis pas d'accord à moins que ce soit important. Sinon, je vais juste me taire et je m’en irai simplement. Tu m’as dit tout ce que j'ai besoin de savoir. Il n'y a plus rien à dire de plus. Mais ce n'est pas suffisant pour la majorité des blancs.
Les gens devraient considérer leurs mots comme des graines. Ils devraient les semer, et ensuite leur permettre de grandir en silence. Nos aînés nous ont appris que la terre nous parle toujours, mais nous devrions garder le silence afin de l'entendre.
Il y a beaucoup de voix en plus de la nôtre. Beaucoup de voix... »
« Rester en contact avec la profondeur en soi, se pencher sur ce qui m’habite, sur ce silence intérieur des entrailles. Quelque chose en moi sait que rien ne peut m’arriver, que rien ne peut me détruire. C’est ce noyau infroissable en nous, ce noyau incassable du divin en chacun de nous. Alors la peur cesse et quand la peur cesse, il y a un drôle de morceau en moins d’horreur sur la Terre !
Christiane Singer, extrait de Terre du ciel. »« (…) Ne croyez pas que les œuvres qui permettent d’obtenir le Royaume des Cieux sont bruyantes et tapageuses. Ce sont des actions ordinaires, communes, mais faites dans un but surnaturel d’amour. (…) Le Royaume des Cieux, dont vous serez les possesseurs si vous vivez en justes, se construit par les petites réalités quotidiennes. Par la bonté, la modération, la patience, en se contentant de ce que l’on a, par la compassion réciproque, par l’amour, l’amour, l’amour.
Maria Valtorta »« On tourne en dérision la simplicité du juste. "La sagesse de ce monde" consiste à dissimuler le cœur sous des artifices, à voiler la pensée par des paroles, à montrer comme vrai ce qui est faux, à prouver la fausseté de ce qui est vrai. Au contraire, la SAGESSE DES JUSTES consiste à ne rien inventer pour se faire valoir, à livrer sa pensée dans ses paroles, à aimer la vérité comme elle est, à fuir la fausseté, à faire le bien gratuitement, à préférer supporter le mal plutôt que de le faire, à ne jamais chercher à se venger d'une offense, à considérer comme un bénéfice l'insulte qu'on reçoit pour la vérité. Mais c'est précisément cette simplicité des justes qui est tournée en dérision, car "les sages de ce monde" croient que la pureté est une sottise. Tout ce qui se fait avec intégrité, ils le considèrent évidemment comme absurde ; tout ce que la Vérité approuve dans la conduite des hommes apparaît une sottise à "LA SAGESSE CHARNELLE". Saint Grégoire le Grand (v. 540-604) »
