Envol

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Nous dégénérons dans ce monde,
l’ensemble de l’humanité dégénère,
mais ce monde est-il le vrai monde ?

« Aucune sagesse ne nous ayant arrêtés, nous approchons aujourd’hui du viol de l’arbre de vie » Annick de Souzenelle.

 

Vers quoi allons-nous ?
Nous sommes des créatures sourdes,
en souffrance,
nous aimons le bruit
et nous nous agitons,
pour ne pas voir que nous souffrons.

Ce monde n'est fondamentalement pas le nôtre,
nous errons, notre âme s'étiole,
elle espère. 

Malgré le désengagement de cette humanité
et sa chute dans les labyrinthes de l’involution,
l’objectif de toute vie restera toujours
de tendre vers l’équilibre et la paix,
vers le droit inaliénable d’une authentique résilience.

Mais on ne pourra pas changer notre rapport à l’extérieur,
avec les autres et le monde,
sans d’abord changer notre rapport à l’intérieur,
avec nous-même,
avec comme premier repère,
la capacité d’un certain recul sur soi-même.

Quand l’extérieur a perdu tout son sens,
on n’a pas d’autre choix que de revenir à soi-même,
s’ancrer dans la réalité de soi-même.

S’ouvrir à soi-même pour observer nos doutes,
prêter attention à ce qui se dit dedans,
soulever des questions,
être à l’écoute des réponses,
et rester en amitié avec soi-même,
pour traverser nos propres peurs,
quoi qu’il arrive.

Sortir de nos mensonges personnels,
pour nous centrer pleinement
sur la sincérité de notre être,
et avec conviction,
agir pour instaurer le meilleur de nous-même.

Seul, notre présent nous appartient,
il est là,
pour nous sortir de la dissociation de cette réalité,
qui n'en est pas une,
pour nous aider à nous réapproprier notre conscience.

En pratiquant cela,
en ouvrant son cœur,
nous ne nous privons pas de ce qui nous rend vivants,
bien au contraire,
c’est sur la scène de notre propre vie ordinaire,
que se joue notre propre avenir,
par le passage de créature sourde,
à créateur responsable et enjoué de notre propre vie,
en osant réveiller l’étincelle de conscience endormie en chacun de nous.

Les premiers ingrédients de cette démarche
qu’est l’introspection intérieure,
fondatrice d’une nouvelle hygiène de vie,
sont le silence et le corps en alerte,
dans une attitude immobile,
autant que possible,
dedans comme dehors.

Pour passer de l’absence à la présence à soi,
passer de l’ego à l’Être,
il existe une noblesse et une beauté inusable,
se manifestant à travers le silence
et une certaine immobilité.

Alors de cette autre façon d’exister,
en conscience et inspirée,
pourra naître un homme augmenté,
non pas transhumain par la science,
mais pleinement humain par la foi,
un nouvel Homme
qui saura faire unité avec la vie.

Il y a donc une nature humaine qui aime
un certain silence, une certaine immobilité.
C'est un chemin de vie,
une autre manière d'investir son être et son corps,
même si l’on bouge, ou que l’on soit assis,
ou debout, ou couché.

C’est une façon de placer son corps,
de placer ses mots, d'observer ses pensées ;
cela nécessite des yeux qui voient,
des oreilles qui entendent,
une ouverture d'esprit,
être ancré dans une attitude intérieure
noble et puissante, agissante,
pour entendre le reste de l’univers,
son ange, son Christ, son Dieu.

Le bruit remplit le silence,
mais le silence ne naît pas du bruit.
Soyez vous-même en toute intimité,
en côtoyant le silence
et une certaine immobilité,
avec vous-même en amitié.

 

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